Chaque programme désigne un coupable et promet une recette. Nous faisons l'inverse : nous prenons les mesures fiscales telles qu'elles sont écrites, nous les confrontons à la taille réelle de l'assiette qu'elles visent, et nous regardons où retombe le solde.
Le résultat est presque toujours le même, à gauche comme à droite. La mesure qui fait l'affiche pèse quelques milliards. Le financement réel, lui, passe par une assiette large : la TVA, les cotisations, l'impôt sur les sociétés, ou la dette. C'est cette partie silencieuse que la série reconstitue, candidat par candidat.
Les mêmes, dans le même ordre, quel que soit le camp. Elles ne portent pas sur la désirabilité d'une politique, qui est un choix démocratique, mais sur la solidité de son financement, qui est vérifiable.
Une mesure fiscale ne vaut pas ce qu’elle promet, elle vaut ce que son assiette contient. Combien de contribuables, pour quel montant taxable, et combien de fois l’opération est-elle répétable ?
Nous distinguons systématiquement le chiffrage revendiqué par le candidat, celui produit par une institution indépendante, et l’hypothèse que nous formulons faute des deux premiers. Chaque ligne porte son étiquette.
Quand la mesure d’affiche ne couvre qu’une fraction du programme, le reste ne s’évapore pas. Il part vers l’impôt sur les sociétés, la TVA, les cotisations ou la dette. C’est cette partie que nous rendons visible.
Un taux qui monte modifie les comportements : distributions décalées, cessions reportées, holdings relocalisées. Nous raisonnons à assiette constante, puis nous indiquons ce que les évaluations disponibles disent du contraire.
Ce que cette série assume.
Elle défend une thèse : désigner une catégorie étroite de contribuables comme source de financement d'un budget d'État est une impasse arithmétique, quelle que soit la catégorie désignée et quel que soit le camp qui la désigne. Un budget se finance sur une assiette large, ou il ne se finance pas.
Ce n'est pas dire que les programmes mentent sur leurs recettes. C'est dire que l'affiche et le tableur ne parlent presque jamais de la même population, et que la seconde information est rarement celle qui circule.
Cette thèse est argumentée et chiffrée, pas neutre. Chaque page se termine donc par une section contradictoire qui expose ce que l'analyse ne démontre pas et sur quoi l'adversaire a raison. Elle ne sera jamais retirée.
État des candidatures au 26 août 2026. La primaire de la gauche du 11 octobre 2026 tranchera plusieurs lignes : elles sont signalées comme telles plutôt qu'annoncées comme acquises. Les analyses sont publiées au fil de la parution des programmes chiffrés.
ISF, taxe Zucman, suppression de la flat tax, barème IR et CSG à 14 tranches.
Candidature déclarée le 3 mai 2026Taxation du capital et protectionnisme fiscal, avec une ligne distincte de LFI.
Participe à la primaire de la gauche du 11 octobre 2026ISF climatique, fiscalité carbone, conditionnalité des aides aux entreprises.
Participe à la primaire de la gauche du 11 octobre 2026Retour partiel de l’ISF, révision des niches, taxation des superprofits.
Désignation issue de la primaire de la gauche du 11 octobre 2026Suppression du secret des affaires, expropriation, indexation des salaires.
Candidature déclaréeDéfense du bilan 2017-2027 : PFU, IFI, baisse des impôts de production.
Candidature déclaréeRedressement des comptes par la dépense, réforme des retraites, durée du travail.
En campagne depuis septembre 2024Baisse des prélèvements, réduction du périmètre de l’État, fiscalité de la transmission.
Candidature déclaréeTVA sur l’énergie, exonérations ciblées, priorité nationale dans les prestations.
Candidature déclarée le 7 juillet 2026, après réformation en appel de sa peine d’inéligibilitéSouverainisme fiscal, taxation des importations, baisse des charges.
Candidature déclaréeCette liste retient les candidatures déclarées et les participations annoncées à la primaire de la gauche. Elle n'est pas exhaustive des quelque quarante candidatures déclarées ou pressenties, et n'anticipe pas la validation des cinq cents parrainages d'élus exigés par la loi.
Les programmes se discutent à partir du droit en vigueur. Voici l’état des lieux, chiffré.