La critique habituelle est mauvaise. On reproche souvent à L’Avenir en commun de ne pas dire d’où vient l’argent. C’est faux : le programme le dit. Barème de l’impôt sur le revenu à 14 tranches, CSG rendue progressive, impôt sur les sociétés refondu, impôt universel sur les entreprises. Les postes sont nommés.
Le reproche exact est plus étroit, et plus solide : les postes sont nommés, ils ne sont pas chiffrés. L’affiche dit « les milliardaires », et le paquet qui la porte produit un cinquième du total annoncé, même compté en bornes hautes. Les assiettes citées pour le reste sont les plus larges du pays, mais aucun barème, aucun taux et aucun rendement n’en ont été publiés. Cette page dit ce qui est établi, et s’arrête où les documents s’arrêtent.
28 min de lecture · sources arrêtées au 28 août 2026
Les recettes sont nommées, et le reproche habituel tombe. Mais le paquet qui fait l’affiche en produit un cinquième, même en bornes hautes, et 57,8 % du total annoncé n’a aucun chiffrage indépendant : le programme désigne des assiettes sans publier ni barème ni rendement.
Le dossier suit la même trame que les autres analyses de la série, et c’est ce qui les rend comparables : ce que le programme propose, sur qui cela retombe, ce que l’analyse ne démontre pas. Chaque chapitre se lit indépendamment.
Le programme dans ses propres mots, puis la composition réelle du total annoncé : ce qu’un tiers a pu chiffrer, ce qui relève du recouvrement, et ce que personne n’a documenté.
Où le programme place lui-même sa ligne de partage, à quel point le système actuel est progressif, ce que rapporterait la confiscation intégrale des grandes fortunes, et pourquoi l’assiette visée n’est pas inerte.
Le gisement des niches fiscales et ce que sa propre source interdit d’en dire, ce que cette analyse ne démontre pas, y compris les objections qui la visent elle, et les sources.