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Ligne par Ligne · présidentielle 2027

Vingt arbitrages, et votre top 3 des programmes économiques

Ce test ne vous demande pas ce que vous pensez, il vous demande ce que vous choisiriez. Chaque question part de zéro : elle explique de quoi il s’agit, ce que cela coûte ou rapporte, et ce que chaque solution déplace. Puis elle vous laisse trancher entre quatre réponses, dont aucune ne porte d’étiquette et aucune n’est la bonne.

Le classement se calcule sur les mesures que les candidats ont réellement écrites ou chiffrées, telles que nos dossiers les enregistrent. Vous y trouverez sans doute des voisinages qui ne vous ressemblent pas : c’est le principe. Sur la taxation des rachats d’actions ou sur les impôts de production, les alliances ne suivent pas les frontières attendues.

Arbitrages
20des choix d’instrument, pas des opinions à cocher
Programmes comparés
6ceux dont le dossier chiffré est publié ici
Nom de candidat
0aucun n’apparaît dans les questions, seulement dans le résultat
La méthode

Comment ce test évite de vous souffler la réponse

Un questionnaire politique ordinaire mesure surtout la capacité à reconnaître le camp de chaque phrase. Celui-ci est construit pour que cette reconnaissance ne serve à rien : 20 questions posées à partir d’un fait chiffré, aucun score affiché avant la dernière, 4 points d’écart minimum pour départager deux programmes, et un avertissement dès que vous répondez à moins de 12 questions sur les 20.

Un instrument, pas une opinion

« Faut-il taxer les riches » se devine en une seconde. « À rendement égal, préférez-vous un taux faible sur une assiette large ou un taux fort sur une assiette étroite et mobile » est la même question, posée là où elle se décide vraiment. C’est celle-là que vous verrez.

Aucune étiquette

Aucun nom de candidat, aucun nom de parti, et aucun des mots qui servent de signal dans le débat. Les mesures sont décrites par leur assiette, leur taux et leur rendement, ce qui est la seule façon de les comparer.

Plusieurs axes, pas un seul

Un test à un seul axe se devine à la troisième question. Neuf axes se croisent ici : cible de solde, dépense ou recette, largeur d’assiette, patrimoine détenu ou transmis, coût du travail, durée du travail, contrepartie des prestations, fiscalité des entreprises, fiscalité comportementale. On peut être d’un bord sur l’un et de l’autre bord sur le suivant.

Un score comparable

Le score brut avantagerait le candidat dont le programme est le plus détaillé. Chaque affinité est donc rapportée à ce que ce candidat pouvait obtenir de mieux et de pire sur les seules questions auxquelles vous avez répondu. Passer une question la retire du calcul, elle ne compte pas comme un désaccord.

Le classement ne sort qu’à la fin

Aucun score n’est affiché tant que les vingt questions ne sont pas traitées. Ce n’est pas du suspense : un test qui montre son résultat en cours de route se fait ajuster réponse après réponse, jusqu’à produire le classement qu’on attendait de lui. Il ne mesure plus rien.

0 / 20
  1. Le cadrage

    Question 1 sur 20 : Où voulez-vous que ce trou soit dans cinq ans ?

    Le trou dans le budget

    De quoi il s’agit

    Chaque année, l’État dépense plus qu’il ne reçoit, et emprunte la différence. En 2025, ce trou a été de 152,5 Md€. Les emprunts accumulés depuis des décennies forment la dette : 3 460 Md€, à peu près tout ce que le pays produit en un an. Les seuls intérêts de cette dette coûtent déjà 67 Md€ par an, plus que ce que rapporte l’impôt sur les bénéfices de toutes les entreprises françaises.

    Où voulez-vous que ce trou soit dans cinq ans ?

    Ce que ça change : Le combler entièrement suppose de trouver de l’ordre de 150 Md€ par an, soit près d’un dixième de tout ce que la France dépense pour ses services publics et ses prestations. Le laisser filer fait grossir les intérêts, qui se paient avant toute autre dépense.

    Comprendre le mécanisme

    Ce que devient le trou d’une seule année

    1. L’année se termine, il manquec’est le déficit 2025 : la différence entre ce qui rentre et ce qui sort
      152,5 Md€
    2. L’État emprunte cette somme sur les marchéspersonne ne renonce à la dépense, on la reporte
    3. Elle rejoint la dette accumuléeà peu près tout ce que le pays produit en un an
      3 460 Md€
    4. Qui coûte, chaque année, en intérêtsplus que l’impôt sur les bénéfices de toutes les entreprises françaises
      67 Md€

    Les intérêts se paient avant toute autre dépense : ils ne se votent pas, ils se constatent. C’est cet enchaînement que la question vous demande d’arrêter, de ralentir, ou d’assumer.

    152,5 Md€
    Plus aucun emprunt pour boucler l’année.Le laisser où il est, et emprunter autant que cette année.
    Position : 100 % de l’axe
    Rien n’est retenu tant que vous n’avez pas bougé un réglage ou validé.
  2. Question 2 sur 20 : Dans quelle proportion utilisez-vous les deux ?

    Dépenser moins ou prélever plus

    De quoi il s’agit

    Pour réduire ce trou, il n’existe que deux leviers : dépenser moins, ou prélever plus. Tous les programmes utilisent les deux, mais dans des proportions très différentes, et c’est ce dosage qui les sépare le plus.

    Dans quelle proportion utilisez-vous les deux ?

    Ce que ça change : Ce n’est pas une question de comptabilité, mais de personnes. Réduire une dépense retire quelque chose à ceux qui la reçoivent : un retraité, un malade, une famille, un agent public. Créer une recette prend à ceux qui paient : un salarié, un consommateur, une entreprise, un propriétaire. Le montant peut être identique, les gens concernés ne le sont jamais.

    Comprendre le mécanisme

    Deux façons de trouver 10 Md€, et ce qu’elles changent

    Dépenser 10 Md€ de moins
    Qui le ressent
    ceux qui reçoivent : retraité, malade, famille, agent public
    Ce qui bouge
    un montant versé, un remboursement, un effectif
    Quand
    dès l’année où la mesure s’applique
    Ce qui ne bouge pas
    aucun taux d’impôt ne change
    Prélever 10 Md€ de plus
    Qui le ressent
    ceux qui paient : salarié, consommateur, entreprise, propriétaire
    Ce qui bouge
    un taux, une assiette, une exonération supprimée
    Quand
    dès l’année où la mesure s’applique
    Ce qui ne bouge pas
    aucune prestation n’est réduite

    Les deux colonnes rapportent la même somme au budget. Elles ne concernent pas les mêmes personnes : c’est tout l’objet de la question, et c’est ce que le mot « économies » recouvre sans le dire.

    50 %
    Tout par des recettes nouvelles, rien par la dépense.Tout par des économies, aucun impôt nouveau.
    Position : 50 % de l’axe
    Rien n’est retenu tant que vous n’avez pas bougé un réglage ou validé.
  3. Question 3 sur 20 : Faut-il inscrire une telle limite dans la Constitution ?

    Une limite inscrite dans la Constitution

    De quoi il s’agit

    L’Allemagne a inscrit dans sa Constitution une limite au déficit : un gouvernement qui la dépasse est hors la loi, même s’il a été élu sur un programme qui la dépasse. La France en a débattu plusieurs fois sans jamais l’adopter. Plusieurs candidats proposent de le faire, par référendum.

    Faut-il inscrire une telle limite dans la Constitution ?

    Ce que ça change : D’un côté, elle empêche de repousser l’effort au quinquennat suivant, ce que les gouvernements successifs ont fait depuis quarante ans. De l’autre, elle retire aux électeurs une part de leur choix : en cas de crise, de guerre ou de récession, dépenser davantage deviendrait interdit, quelle que soit la majorité élue.

    Comprendre le mécanisme

    Qui a le dernier mot sur le budget

    Aujourd’hui, sans limite constitutionnelle
    Qui décide
    les députés, par un vote, chaque automne
    En cas de crise
    la dépense peut augmenter du jour au lendemain
    Si le budget dérape
    rien d’automatique : la sanction est électorale
    Avec une limite dans la Constitution
    Qui décide
    les députés, mais dans un plafond qu’ils ne peuvent pas voter au-delà
    En cas de crise
    dépasser devient irrégulier, sauf exception prévue d’avance
    Si le budget dérape
    la règle est opposable, et peut être invoquée contre le gouvernement

    Une règle constitutionnelle ne se défait pas par une élection : c’est ce qui fait sa force, et c’est exactement ce qu’on lui reproche.

  4. Question 4 sur 20 : Comment lisez-vous cet écart ?

    Pourquoi la France dépense plus que ses voisins

    De quoi il s’agit

    La France consacre 57 % de tout ce qu’elle produit à la dépense publique, contre 49 % en moyenne dans l’Union européenne. Cet écart ne vient pas de partout : les deux tiers tiennent à deux postes seulement, les retraites et la santé. Ces dépenses existent aussi chez nos voisins, mais elles y sont davantage payées directement par les ménages, en assurance privée ou de leur poche.

    Comment lisez-vous cet écart ?

    Ce que ça change : C’est le diagnostic qui décide du traitement. S’il s’agit d’un excès, l’effort portera forcément sur les pensions et le remboursement des soins, puisque c’est là qu’est l’écart. S’il s’agit d’un choix collectif, il faut assumer de le financer. S’il s’agit d’un problème d’organisation, encore faut-il le prouver : personne n’a chiffré ce que les doublons administratifs coûtent vraiment.

    Comprendre le mécanisme

    La dépense publique, rapportée à ce que produit le pays

    en % de la production annuelle
    • France57 %
    • Moyenne de l’Union européenne49 %

    Huit points d’écart, dont les deux tiers viennent des retraites et de la santé. Ces dépenses existent aussi chez nos voisins : elles y sont davantage payées directement par les ménages, en assurance privée ou de leur poche. L’écart dit donc où passe l’argent, pas s’il est bien employé.

  5. Les impôts

    Question 5 sur 20 : Pour rapporter la même somme, quelle méthode préférez-vous ?

    Beaucoup de gens un peu, ou peu de gens beaucoup

    De quoi il s’agit

    Tout impôt consiste à prendre un pourcentage sur quelque chose. Deux stratégies opposées existent. Prendre un petit pourcentage à tout le monde : c’est la TVA, payée à chaque achat par chacun, et de loin le premier impôt du pays avec 211,7 Md€. Ou prendre beaucoup à quelques-uns : c’est l’impôt sur la fortune immobilière, payé par 186 000 foyers, qui rapporte 2,2 Md€, cent fois moins.

    Pour rapporter la même somme, quelle méthode préférez-vous ?

    Ce que ça change : Le petit taux universel est stable et facile à collecter, mais il pèse proportionnellement plus lourd sur les revenus modestes, qui dépensent tout ce qu’ils gagnent. Le taux fort sur quelques-uns vise ceux qui ont les moyens, mais il porte sur une base qui peut se déplacer : un portefeuille d’actions change de pays en quelques clics, pas une consommation quotidienne.

    Comprendre le mécanisme

    Le même mot, deux mécaniques opposées

    Un petit taux sur presque tout le monde
    Exemple
    la taxe ajoutée à chaque achat
    Qui la paie
    tout le monde, à chaque passage en caisse
    Ce qu’elle rapporte
    211,7 Md€ par an
    Peut-elle s’échapper
    non : il faut bien consommer là où l’on vit
    Son défaut
    elle pèse plus lourd, en proportion, sur qui dépense tout ce qu’il gagne
    Un taux fort sur quelques foyers
    Exemple
    l’impôt annuel sur les grands patrimoines immobiliers
    Qui la paie
    186 000 foyers
    Ce qu’elle rapporte
    2,2 Md€ par an, cent fois moins
    Peut-elle s’échapper
    un bien immobilier non, un portefeuille d’actions oui
    Son défaut
    le rendement dépend de ceux qui restent

    C’est la question la moins intuitive du test, et la plus informative : elle sépare des programmes que le vocabulaire politique confond, sur un point purement technique, la mobilité de ce qu’on taxe.

  6. Question 6 sur 20 : Qu’attendez-vous de cette taxe ?

    L’argent qu’une entreprise rend à ses actionnaires

    De quoi il s’agit

    Quand une grande entreprise a gagné de l’argent, elle peut en reverser une part à ses actionnaires de deux façons. Le dividende : un versement, comme un chèque. Ou le rachat d’actions : l’entreprise rachète ses propres parts en Bourse et les supprime, ce qui fait mécaniquement monter la valeur de celles qui restent. L’actionnaire s’enrichit dans les deux cas, mais le second échappait largement à l’impôt. Une taxe a donc été créée, et son taux porté à 33 % fin 2025.

    Qu’attendez-vous de cette taxe ?

    Ce que ça change : Elle porte une contradiction : si elle décourage vraiment les rachats, elle ne rapporte presque rien, et si elle rapporte beaucoup, c’est qu’elle n’a rien empêché. On ne peut pas lui demander les deux à la fois. C’est pourtant la première recette d’un des programmes, qui en attend 8,4 Md€.

    Comprendre le mécanisme

    Comment un rachat d’actions enrichit sans verser un centime

    1. L’entreprise a gagné de l’argent et veut en rendre une part
    2. Elle rachète ses propres actions en Bourseavec sa trésorerie, comme n’importe quel acheteur
    3. Puis elle les supprimele gâteau est le même, il est partagé en moins de parts
    4. Chaque action restante vaut mécaniquement plusl’actionnaire s’est enrichi sans avoir touché de versement
    5. Il n’y a donc pas de dividende à imposerd’où la création d’une taxe à part, dont le taux a été porté à 33 %

    L’actionnaire gagne dans les deux cas. La différence est fiscale : un versement s’impose au moment où il tombe, une valeur qui monte ne s’impose qu’à la revente, et seulement si l’on revend.

  7. Question 7 sur 20 : À quel moment faut-il le taxer ?

    À quel moment taxer un patrimoine

    De quoi il s’agit

    Un patrimoine, appartement, terrain, placements, entreprise, peut être taxé à trois moments. Chaque année, simplement parce qu’on le possède, comme le faisait l’ISF avant 2018. Une seule fois, quand il passe aux héritiers. Ou jamais en tant que tel, seulement sur ce qu’il rapporte : loyers, intérêts, dividendes. La France fait aujourd’hui surtout les deux derniers.

    À quel moment faut-il le taxer ?

    Ce que ça change : Taxer chaque année ce qu’on possède rapporte le plus, mais la facture tombe même quand le bien ne rapporte rien : il faut parfois en vendre un morceau pour la payer. Taxer à l’héritage ne rapporte qu’une fois par génération, mais frappe au moment où l’argent change de mains, sans que personne n’ait à vendre pour vivre.

    Comprendre le mécanisme

    Le même patrimoine, taxé à trois moments différents

    Chaque année, sur ce qu’on possède
    La facture tombe
    tous les ans, que le bien rapporte ou non
    Pour la payer
    il faut parfois vendre un morceau du bien
    Rendement
    le plus élevé des trois, et régulier
    Une fois, quand il change de mains
    La facture tombe
    à l’héritage, une fois par génération
    Pour la payer
    l’argent vient d’arriver, personne ne vend pour vivre
    Rendement
    décalé de trente ans sur la constitution du patrimoine
    Jamais, sauf sur ce qu’il rapporte
    La facture tombe
    quand il y a un loyer, un intérêt, un dividende
    Pour la payer
    le revenu est là par définition
    Rendement
    nul sur un patrimoine qui ne produit rien

    La France fait aujourd’hui surtout les deux derniers. Une quatrième voie existe et sépare l’assiette en deux : les placements financiers d’un côté, l’immobilier de l’autre, avec un traitement différent pour chacun.

  8. Question 8 sur 20 : Que faites-vous de cet avantage ?

    Hériter d’une entreprise familiale

    De quoi il s’agit

    Quand une entreprise familiale passe aux enfants, l’État en exonère 75 % de la valeur : les héritiers paient environ 8 %, contre 34 % pour un héritage ordinaire. L’idée d’origine est d’éviter qu’il faille vendre l’entreprise pour payer l’impôt. Le dispositif coûte plus de 5,5 Md€ par an, et profite surtout aux plus grosses transmissions.

    Que faites-vous de cet avantage ?

    Ce que ça change : Sans lui, certains héritiers devraient vendre tout ou partie de l’entreprise, parfois à un groupe étranger, pour régler la note. Avec lui, transmettre une société coûte fiscalement moins cher que transmettre une maison de même valeur.

    Comprendre le mécanisme

    Deux héritages de même valeur, deux notes fiscales

    Un patrimoine ordinaire
    Exemple
    une maison, un portefeuille, des terres
    Taux moyen constaté
    34 %
    Sur 1 M€ transmis
    environ 340 000 € d’impôt
    Une entreprise familiale
    Exemple
    les parts de la société transmises aux enfants
    Taux moyen constaté
    8 %, après une exonération des trois quarts de la valeur
    Sur 1 M€ transmis
    environ 80 000 € d’impôt

    Ordre de grandeur au taux moyen constaté, hors abattements personnels et hors donations antérieures. Le dispositif coûte plus de 5,5 Md€ par an, et son avantage croît avec la taille de l’entreprise transmise.

  9. Question 9 sur 20 : Cet écart doit-il rester ?

    Un euro gagné en travaillant, un euro gagné en plaçant

    De quoi il s’agit

    Sur un salaire, l’impôt monte avec le revenu, jusqu’à 45 %, et les cotisations sociales s’ajoutent. Sur un dividende ou la revente d’actions, le taux est fixe : 31,4 %, qu’on touche 10 000 € ou 10 millions. Ce taux unique a été créé en 2018 pour éviter que les capitaux ne quittent la France.

    Cet écart doit-il rester ?

    Ce que ça change : Traiter les deux pareil rapporterait davantage et serait plus égal devant l’impôt. Mais un capital peut changer de pays en quelques clics, ce qu’un salarié ne peut pas faire : c’est l’argument de ceux qui défendent le taux fixe, et la seule vraie question est de savoir combien partirait réellement.

    Comprendre le mécanisme

    Le même euro, selon qu’il vient du travail ou d’un placement

    Gagné en travaillant
    Impôt sur le revenu
    un barème par tranches, de 0 à 45 %
    Cotisations sociales
    en plus, sur le salaire brut
    Quand le revenu monte
    le taux monte avec lui
    Ce que cela ouvre
    des droits : retraite, chômage, maladie
    Gagné en plaçant
    Impôt sur le revenu
    un taux fixe, 31,4 % au total
    Cotisations sociales
    aucune, les prélèvements sociaux sont déjà dans les 31,4 %
    Quand le revenu monte
    le taux ne bouge pas
    Ce que cela ouvre
    aucun droit social

    Une nuance que le débat oublie souvent : au-delà de 250 000 € de revenu de référence, une imposition minimale s’ajoute et porte le taux réel à 38,6 %. Le taux fixe est donc plat sur la quasi-totalité des épargnants, pas sur les plus gros patrimoines.

  10. Le travail

    Question 10 sur 20 : Par où passez-vous pour améliorer sa situation ?

    Le salarié payé au minimum

    De quoi il s’agit

    Un employeur qui veut donner 100 € de plus par mois à un salarié au SMIC doit en sortir 238 : le reste part en cotisations. Et le salarié ne gagne pas vraiment 100 €, parce qu’il perd 39 € de prime d’activité, une aide qui diminue à mesure que le salaire monte. Augmenter les bas salaires coûte donc très cher et rapporte peu à l’intéressé : c’est ce blocage que tous les programmes cherchent à défaire.

    Par où passez-vous pour améliorer sa situation ?

    Ce que ça change : Chaque solution déplace la facture ailleurs. Baisser les cotisations la met sur l’État, donc sur la protection sociale qu’elles financent. Augmenter le salaire minimum la met sur l’employeur, avec un risque sur l’embauche. Exonérer les heures en plus la met sur le salarié, qui doit travailler davantage pour gagner davantage.

    Comprendre le mécanisme

    Ce que devient une augmentation de 100 € au salaire minimum

    1. L’employeur sort de sa pochepour une hausse de 100 € sur la fiche de paie
      238 €
    2. Cotisations patronales et salarialeselles financent retraite, maladie, chômage, famille
      138 €
    3. Hausse visible sur la fiche de paie
      100 €
    4. Prime d’activité perduecette aide diminue à mesure que le salaire monte
      39 €
    5. Ce que le salarié gagne vraimentpour 238 € sortis, soit un quart
      61 €

    C’est ce rendement de un pour quatre qui bloque tout, et que les quatre réponses attaquent à quatre endroits différents : les cotisations, le salaire lui-même, les heures en plus, ou l’aide qui s’efface.

  11. Question 11 sur 20 : Que faites-vous de ce cadre ?

    Les 35 heures

    De quoi il s’agit

    Les 35 heures ne sont pas un maximum : c’est le seuil au-delà duquel une heure travaillée doit être payée plus cher. On peut donc travailler davantage, dans la limite de 220 heures supplémentaires par an. Déplacer ce seuil revient à changer le prix d’une heure de travail, sans toucher au salaire affiché.

    Que faites-vous de ce cadre ?

    Ce que ça change : Repousser le seuil fait baisser le coût du travail pour l’employeur, et fait travailler plus pour le même salaire de base. Le maintenir ou l’abaisser protège le temps libre, mais suppose d’embaucher davantage pour produire autant.

    Comprendre le mécanisme

    Ce que change le passage du seuil, pour une heure de travail

    Une heure avant le seuil
    Elle est payée
    au tarif normal
    Pour l’employeur
    le coût de base
    Nombre autorisé
    c’est l’horaire de référence du contrat
    Une heure après le seuil
    Elle est payée
    majorée, 25 % de plus le plus souvent
    Pour l’employeur
    la même heure coûte plus cher
    Nombre autorisé
    jusqu’à 220 heures par an

    Les 35 heures ne sont pas un maximum : c’est le point à partir duquel l’heure change de prix. Déplacer ce point d’une heure ne modifie aucun salaire affiché, mais rend meilleur marché la première heure supplémentaire.

  12. Question 12 sur 20 : Faut-il la réformer encore, et jusqu’où ?

    L’indemnisation du chômage

    De quoi il s’agit

    L’assurance chômage verse environ 36 Md€ par an à 2,6 millions de personnes, financés par des cotisations sur les salaires. On peut aujourd’hui être indemnisé jusqu’à 18 mois, davantage après 55 ans. Les règles ont déjà été durcies trois fois en dix ans.

    Faut-il la réformer encore, et jusqu’où ?

    Ce que ça change : Raccourcir la durée fait économiser vite et pousse à reprendre un emploi plus tôt, souvent moins bien payé que le précédent. La maintenir laisse le temps de retrouver un poste correspondant à sa qualification, mais coûte plus cher au régime.

    Comprendre le mécanisme

    Les économies proposées, rapportées à la taille du régime

    en milliards d’euros par an
    • Ce que verse l’assurance chômage aujourd’hui36 Md€
    • Une réforme large13 Md€
    • Une réforme limitée4 à 5 Md€

    Treize milliards, c’est plus du tiers du régime : cela ne s’obtient pas par des ajustements de règles, mais en réduisant la durée ou le montant versé à un grand nombre de personnes. La question n’est donc pas « faut-il réformer », mais de combien.

  13. Question 13 sur 20 : Quelle règle de départ retenez-vous ?

    L’âge de la retraite

    De quoi il s’agit

    L’âge de départ est passé de 62 à 64 ans en 2023. Les retraites sont le premier poste de dépense du pays : environ 400 Md€ par an, versés à 14,7 millions de personnes. Chaque année de report économise plusieurs milliards, parce qu’on cotise un an de plus et qu’on touche un an de moins.

    Quelle règle de départ retenez-vous ?

    Ce que ça change : Reculer l’âge est l’économie la plus puissante disponible, mais elle frappe inégalement : ceux qui ont commencé à travailler tôt, souvent dans les métiers les plus durs, sont ceux qui perdent le plus d’années de retraite. Compter en années cotisées plutôt qu’en âge inverse ce déséquilibre, mais rapporte moins.

    Comprendre le mécanisme

    Deux règles de départ, deux personnes qui n’en tirent pas la même chose

    Compter en âge
    Entré au travail à 18 ans
    il attend l’âge, après plus de quarante années cotisées
    Entré au travail à 25 ans
    il part au même âge, avec sept années de moins
    Ce que cela rapporte
    l’économie la plus puissante disponible
    Compter en années cotisées
    Entré au travail à 18 ans
    il part plus tôt, sa durée est atteinte
    Entré au travail à 25 ans
    il part plus tard qu’aujourd’hui
    Ce que cela rapporte
    moins, et le montant dépend des carrières réelles

    Les retraites sont le premier poste du pays, environ 400 Md€ par an pour 14,7 millions de personnes. Chaque année de report économise plusieurs milliards, parce qu’on cotise un an de plus et qu’on touche un an de moins.

    64 ans
    Le retour à l’âge d’avant les deux dernières réformes.Deux années de plus que le droit en vigueur.
    Position : 57 % de l’axe
    Ce qui déclenche le départ
    Rien n’est retenu tant que vous n’avez pas bougé un réglage ou validé.
  14. Question 14 sur 20 : Faut-il ajouter une part de capitalisation ?

    Épargner pour sa retraite, ou compter sur les actifs

    De quoi il s’agit

    Aujourd’hui, les pensions sont payées par les cotisations de ceux qui travaillent : l’argent est reversé aussitôt, rien n’est mis de côté. Le système dépend donc du nombre d’actifs par retraité, qui diminue. L’autre méthode, la capitalisation, consiste à placer l’argent sur les marchés pendant quarante ans pour le récupérer ensuite.

    Faut-il ajouter une part de capitalisation ?

    Ce que ça change : Elle ne soulage pas le système avant plusieurs décennies : pendant toute la transition, il faut payer les retraites d’aujourd’hui et épargner en même temps. Et elle déplace le risque : si les marchés s’effondrent au mauvais moment, c’est le retraité qui perd, pas l’État.

    Comprendre le mécanisme

    D’où vient l’argent d’une pension, dans les deux systèmes

    Le système actuel
    Qui paie ma pension
    ceux qui travaillent aujourd’hui, par leurs cotisations
    Ce qui est mis de côté
    rien : l’argent est reversé le mois même
    Ce dont il dépend
    du nombre d’actifs par retraité, qui diminue
    Qui porte le risque
    le système, donc l’État et les futurs cotisants
    Une part par capitalisation
    Qui paie ma pension
    mon épargne, placée pendant quarante ans
    Ce qui est mis de côté
    des versements placés sur les marchés
    Ce dont il dépend
    du rendement des marchés au moment du départ
    Qui porte le risque
    le retraité lui-même

    Le passage de l’un à l’autre coûte deux fois : il faut payer les pensions d’aujourd’hui avec les cotisations, et épargner en même temps pour celles de demain. C’est ce qu’on appelle la double charge de transition, et c’est ce qui explique les horizons de quinze ans annoncés.

  15. Les aides

    Question 15 sur 20 : Faites-vous ce gel ?

    La revalorisation annuelle des pensions et des aides

    De quoi il s’agit

    Chaque année, retraites et allocations augmentent du montant de l’inflation, pour que leur pouvoir d’achat ne baisse pas. Suspendre cette hausse pendant un an, ce que l’on appelle une année blanche, ne fait diminuer aucun montant sur le relevé : les gens touchent la même chose, mais peuvent acheter moins. Cela concerne 14,7 millions de retraités et 4,4 millions d’allocataires.

    Faites-vous ce gel ?

    Ce que ça change : C’est l’économie la plus rapide et la plus discrète qui existe, ce qui explique qu’elle revienne à chaque budget. C’est aussi la plus indolore pour ceux qui ont d’autres revenus, et la plus dure pour ceux dont la pension ou l’allocation est le seul revenu.

    Comprendre le mécanisme

    Une année blanche sur une pension de 1 400 € par mois

    1. Pension versée en janvier
      1 400 €
    2. Les prix montent de 2 % dans l’annéecourses, loyer, énergie, soins
    3. Sans gel, la pension suivraitc’est ce que fait la revalorisation annuelle
      1 428 €
    4. Avec le gel, elle reste àaucun chiffre n’a baissé sur le relevé
      1 400 €
    5. Pouvoir d’achat perdu, chaque moiset l’écart reste acquis les années suivantes
      28 €

    Exemple de simulation, avec une hypothèse d’inflation de 2 %. C’est l’économie la plus discrète qui existe : elle ne change aucun taux, ne supprime aucun droit, et ne se voit sur aucun relevé. Elle concerne 14,7 millions de retraités et 4,4 millions d’allocataires.

    100 % de l’inflation
    Année blanche : rien ne bouge, et le pouvoir d’achat baisse d’autant.Plus que les prix, comme le font les salaires.
    Position : 83 % de l’axe
    Les plus petites pensions
    Rien n’est retenu tant que vous n’avez pas bougé un réglage ou validé.
  16. Question 16 sur 20 : Quelle condition attachez-vous à ces aides ?

    Faut-il demander quelque chose en échange

    De quoi il s’agit

    Le revenu minimum et les autres aides sont versés selon les ressources du foyer. Plusieurs programmes veulent y ajouter des obligations, ou en réduire le montant. Un chiffre est rarement cité dans ce débat : les aides auxquelles les gens ont droit mais qu’ils ne réclament pas représentent plus d’argent que la fraude.

    Quelle condition attachez-vous à ces aides ?

    Ce que ça change : Une contrepartie peut remettre le pied à l’étrier et réduire la dépense. Elle coûte aussi en contrôles, et elle écarte des gens qui y avaient droit mais qui n’ont pas su, pas pu, ou pas réussi à remplir les conditions.

    Comprendre le mécanisme

    Le trajet d’une aide, du droit ouvert au versement

    1. Un foyer remplit les conditions de ressourcesle droit existe, il est inscrit dans la loi
    2. Il doit encore la demander, et fournir les piècesune part des ayants droit s’arrête ici : c’est le non-recours
    3. Le dossier est instruit, puis l’aide est versée
    4. Une contrepartie ajoute une condition à tenirdes heures d’activité, une démarche, un contrôle
    5. Deux effets, dans deux directionscertains reprennent un emploi plus vite, d’autres perdent une aide à laquelle ils avaient droit

    Le chiffre rarement cité dans ce débat : l’argent des aides non réclamées dépasse celui de la fraude. Durcir les conditions agit sur les deux à la fois, dans le même sens.

  17. Question 17 sur 20 : Laquelle privilégiez-vous ?

    Comment aider les familles

    De quoi il s’agit

    Deux façons d’aider une famille, aux effets opposés. La première passe par l’impôt : avoir des enfants réduit ce qu’on doit au fisc. Elle ne donne rien à une famille trop modeste pour être imposable, et elle donne d’autant plus que le revenu est élevé. La seconde passe par un versement : la même somme pour tous, riches et pauvres.

    Laquelle privilégiez-vous ?

    Ce que ça change : À dépense identique pour l’État, les deux ne bénéficient pas du tout aux mêmes familles. La première profite surtout aux foyers aisés, la seconde compte proportionnellement bien plus pour les foyers modestes.

    Comprendre le mécanisme

    Deux familles avec deux enfants, deux instruments

    Un foyer trop modeste pour être imposable
    Aidé par l’impôt
    rien : il n’y a pas d’impôt à réduire
    Aidé par un versement
    la somme prévue, en entier
    Ce que cela pèse
    beaucoup, rapporté à son budget
    Un foyer aisé
    Aidé par l’impôt
    une réduction qui croît avec le taux d’imposition, donc avec le revenu
    Aidé par un versement
    la même somme que l’autre foyer
    Ce que cela pèse
    peu, rapporté à son budget

    Les deux instruments coûtent la même chose à l’État et se présentent aussi bien l’un que l’autre comme une politique familiale. Ils ne redistribuent pas dans le même sens : c’est le seul point qui les sépare, et il ne se voit pas dans leur nom.

  18. Les entreprises

    Question 18 sur 20 : Quelle trajectoire leur donnez-vous ?

    Les taxes payées même sans bénéfice

    De quoi il s’agit

    Certaines taxes sont dues par les entreprises même quand elles ne gagnent rien : elles portent sur les locaux, les machines, l’activité. Elles pèsent environ 75 Md€ en France, contre 23 Md€ en Allemagne, et frappent donc surtout l’industrie, qui a beaucoup d’usines et d’équipements. Elles financent en grande partie les communes et les régions.

    Quelle trajectoire leur donnez-vous ?

    Ce que ça change : Les baisser aide l’industrie et l’emploi qui va avec. Mais chaque euro retiré est un euro en moins pour une commune ou une région : il faut alors que l’État compense, qu’un autre impôt le remplace, ou que la collectivité renonce à dépenser.

    Comprendre le mécanisme

    Les taxes dues même sans bénéfice, France et Allemagne

    en milliards d’euros par an
    • France75 Md€
    • Allemagne23 Md€

    Elles portent sur les locaux, les machines, l’activité, et se paient donc aussi une année sans bénéfice. C’est ce qui les rend lourdes pour l’industrie. Elles financent en grande partie les communes et les régions : tout euro supprimé se compense, se remplace, ou se retire d’un budget local.

  19. Question 19 sur 20 : Quelle forme cet impôt doit-il prendre ?

    L’impôt sur les bénéfices

    De quoi il s’agit

    Une entreprise paie 25 % d’impôt sur son bénéfice, ce qui rapporte 61,8 Md€ par an. Mais le bénéfice se déclare : un groupe international peut vendre beaucoup en France et déclarer ses profits ailleurs, là où l’impôt est plus faible. Une PME qui vend tout en France n’a pas cette possibilité.

    Quelle forme cet impôt doit-il prendre ?

    Ce que ça change : Un taux unique est simple, lisible, et rassure ceux qui investissent. Le moduler permet de viser les très grands groupes ou d’encourager le réinvestissement, mais chaque règle nouvelle crée une nouvelle façon de la contourner.

    Comprendre le mécanisme

    Le même taux, deux entreprises, deux impôts réels

    Une entreprise qui vend en France
    Où se fait le chiffre d’affaires
    en France
    Où apparaît le bénéfice
    en France, il n’y a pas d’ailleurs
    Taux appliqué
    25 % du bénéfice
    Impôt réel
    le taux plein
    Un groupe présent dans plusieurs pays
    Où se fait le chiffre d’affaires
    en France, entre autres
    Où apparaît le bénéfice
    là où la filiale facture marque, brevets et services
    Taux appliqué
    25 % de ce qui reste déclaré en France
    Impôt réel
    une fraction du taux plein

    L’impôt porte sur le bénéfice, et le bénéfice se déclare. Un taux plus élevé pèse d’abord sur celles qui ne peuvent pas déplacer le leur, ce qui explique les propositions de plancher assis sur l’activité réelle en France plutôt que sur le bénéfice déclaré.

  20. Financer ou orienter

    Question 20 sur 20 : Dans quel sens faites-vous bouger cette fiscalité ?

    La fiscalité de l’énergie

    De quoi il s’agit

    L’énergie est taxée par les deux bouts. D’un côté, l’État renonce chaque année à 5,9 Md€ en n’imposant pas le kérosène des avions ni le gazole de certains professionnels. De l’autre, la TVA s’applique à plein sur le gaz, l’électricité et les carburants des ménages : la baisser coûterait environ 11 Md€.

    Dans quel sens faites-vous bouger cette fiscalité ?

    Ce que ça change : C’est le seul domaine où l’impôt sert à trois choses en même temps : remplir les caisses, protéger les factures, et décourager ce qui pollue. Les trois se contredisent, puisque ce qui allège la facture rend la consommation plus attractive.

    Comprendre le mécanisme

    Les deux bouts de la même fiscalité

    Ce que l’État ne prélève pas
    Sur quoi
    le kérosène des avions, le gazole de certains professionnels
    Ce que cela représente
    5,9 Md€ auxquels l’État renonce chaque année
    Y mettre fin
    rapporte, et renchérit ces transports
    Ce qu’il prélève à plein
    Sur quoi
    le gaz, l’électricité et les carburants des ménages
    Ce que cela représente
    une baisse de la taxe coûterait environ 11 Md€
    Baisser
    allège les factures, et rend la consommation plus attractive

    Les deux colonnes portent sur la même énergie. Agir sur l’une sans l’autre revient à choisir laquelle des trois fonctions de cet impôt prime : financer, protéger les factures, ou décourager ce qui pollue.

Il reste 20 questions

Le classement n’apparaît qu’une fois les vingt questions traitées. Une question sur laquelle vous n’avez pas d’avis peut être passée : elle sera retirée du calcul, elle ne comptera pas comme un désaccord.

Aller à la question 1
Ce que le test ne dit pas

Les limites, avant les sources

La pondération est un jugement éditorial

Les faits chiffrés des questions viennent des dossiers, sourcés ligne à ligne. La façon dont chaque réponse rapproche ou éloigne d’un candidat, elle, est une décision d’auteur : elle se discute, contrairement à un taux. C’est pourquoi la mesure qui justifie chaque colonne est publiée avec le résultat, question par question.

Un silence reste un silence

Quand un candidat n’a rien publié sur une question, sa colonne vaut zéro plutôt qu’une position devinée. Un programme qui parle peu d’un sujet n’est donc ni récompensé ni puni sur ce sujet, il en sort neutre.

Deux corpus ne sont pas au même stade

Les mesures du Rassemblement national viennent du contre-budget 2026 du parti, qui n’est pas un programme présidentiel. Le chiffrage global de La France insoumise date de 2022, l’édition 2027 du programme n’en a pas publié de nouveau. Les deux dossiers le disent, le test le répète.

Ce classement et les dossiers ne mesurent pas la même chose

Le classement du test mesure une proximité d’arbitrages entre vos réponses et un corpus, pas la qualité d’un programme ni la solidité de son financement. Un programme peut arriver en tête de votre classement et voir son financement contesté dans son propre dossier, sans contradiction : ce sont deux questions distinctes, et le site y répond séparément.

Un classement n’est pas une consigne

Le test compare des arbitrages économiques, et rien d’autre. Un programme présidentiel se juge aussi sur ce qui ne se chiffre pas, et un vote se décide sur bien plus que vingt questions de fiscalité.