Le texte n’existe pas encore. Ses paramètres, si. Un projet de loi de finances ne réinvente pas la fiscalité : il relève des seuils, reconduit ou éteint des mesures, fixe une cible. Tout cela se calcule dès aujourd’hui depuis le droit en vigueur, et se corrige le jour où le texte est déposé.
Cette page suit le budget 2027 du cadrage à la promulgation. Chaque chapitre porte sa date de révision et dit ce qui est établi, ce qui est annoncé, et ce qui n’est qu’une hypothèse de calcul.
11 min de lecture · sources arrêtées au 3 septembre 2026
Le budget 2027 sera un budget de paramètres, pas de réforme : ce qu’il coûtera ou rapportera à chacun tient dans quelques seuils et quelques reconductions, tous calculables d’avance. Le seul vrai inconnu est le calendrier.
Six orientations données fin août par le Premier ministre et le ministre de l’Économie. Pour chacune, la phrase prononcée, puis la lecture qu’il faut en faire : une annonce de stabilité fiscale ne dit rien du barème, et une mesure « à l’étude » est une mesure dont le rendement manque encore quelque part.
Le Premier ministre exclut toute augmentation d’impôt et tout impôt nouveau. L’effort porte sur la dépense.
Lecture. Cela ne dit rien du barème de l’impôt sur le revenu : un barème gelé n’est pas une hausse de taux, et c’est pourtant une hausse d’impôt pour tous ceux dont le revenu suit les prix. C’est l’objet du premier chapitre.
Le texte est présenté comme un budget de premier semestre, dont les grands choix pourront être défaits après l’élection.
Lecture. Le PLF 2027 fixe donc surtout des paramètres (barème, seuils, reconductions), pas de réforme. Les grands arbitrages sont renvoyés aux programmes, que la série présidentielle passe au crible.
Le Premier ministre y voit « un très mauvais signal » pour les investisseurs. Le ministre de l’Économie, lui, ne s’engage pas à la supprimer : elle a « permis de boucler le budget cette année ». Environ 300 groupes sont concernés.
Lecture. Créée pour un an en 2025, reconduite en 2026, elle rapporterait 7,3 Md€ en 2027. Sans elle, il faut trouver le même montant ailleurs. C’est le poste fiscal le plus lourd encore ouvert.
Les dépenses de l’État progresseraient moins vite que les prix. Celles des collectivités suivraient l’inflation.
Lecture. Une progression inférieure à l’inflation est une baisse en volume. L’ampleur dépend du chiffre d’inflation retenu, qui sera connu avec le texte.
Une indexation réduite des pensions les plus élevées, une réforme des arrêts maladie et des déremboursements de médicaments jugés peu efficaces sont évoqués.
Lecture. Ces mesures relèvent du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, déposé en même temps. Elles ne sont pas chiffrées à ce stade.
C’est la cible affichée pour 2027, en ligne avec la trajectoire transmise à Bruxelles.
Lecture. La cible 2026 était déjà tenue en partie par la surtaxe et par des mesures d’un an. La question de 2027 est celle des recettes qui restent quand les mesures temporaires s’éteignent.
Le dossier s’étoffe à mesure que le texte avance : les chapitres sur les mesures elles-mêmes, article par article, s’ajouteront au dépôt. Chaque chapitre se lit indépendamment et porte sa propre date de révision.
Les tranches attendues si le barème suit l’inflation, ce qu’un gel coûterait à chaque niveau de revenu, et pourquoi un gel est une hausse d’impôt qui ne dit pas son nom.
Du dépôt du 30 septembre à la promulgation : les dates, les délais que la Constitution impose, et ce qui s’est passé l’an dernier quand ils n’ont pas été tenus.
Trois mises à jour sont prévues, dans cet ordre. Tout ce qui est daté d’avant le dépôt reste lisible, avec sa date : une hypothèse corrigée s’affiche à côté de la valeur réelle, elle ne disparaît pas.
Le chapitre 1 calcule aujourd’hui les tranches depuis une indexation supposée. Au dépôt, le taux voté par le gouvernement prend la place du curseur, et l’écart avec l’hypothèse est affiché, pas effacé.
Les tranches attenduesL’annexe « Voies et moyens », tome II, est publiée avec le texte. Elle recense chaque dépense fiscale, son coût et ses bénéficiaires : la page des niches sera remise à jour avec ces chiffres le jour même.
Les niches fiscalesLa taxe Zucman a été déposée en amendement au budget 2026 et rejetée. La surtaxe des grands groupes, la contribution différentielle sur les hauts revenus et le prélèvement forfaitaire sont les autres articles à suivre en première partie.
La taxe ZucmanSources arrêtées au 3 septembre 2026. Les tranches 2027 ne viennent d’aucune de ces pages : elles sont calculées depuis le barème en vigueur et un taux d’indexation explicite. Les estimations publiées ailleurs ne sont pas reprises.
Un budget se lit à partir du droit en vigueur. Voici l’état des lieux, chiffré, et les débats que le texte va rouvrir.