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Avant le dépôt du texte, mis à jour au fil de la procédure11 min de lecture · révisé le 3 septembre 2026

Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances change pour vos impôts

Le texte n’existe pas encore. Ses paramètres, si. Un projet de loi de finances ne réinvente pas la fiscalité : il relève des seuils, reconduit ou éteint des mesures, fixe une cible. Tout cela se calcule dès aujourd’hui depuis le droit en vigueur, et se corrige le jour où le texte est déposé.

Cette page suit le budget 2027 du cadrage à la promulgation. Chaque chapitre porte sa date de révision et dit ce qui est établi, ce qui est annoncé, et ce qui n’est qu’une hypothèse de calcul.

Dépôt annoncé
30 septembreLe jour où les tranches, les seuils et l’annexe des niches deviennent publics
Indexation attendue
2 %Hypothèse : le barème suit l’inflation prévue. Rien n’est confirmé avant le texte
Surtaxe des grands groupes
7,3 Md€Rendement attendu en 2027 si elle est reconduite. Le poste fiscal le plus lourd encore ouvert
Déficit visé
4,9 %du PIB en 2027, la cible affichée par le gouvernement

L’essentiel

11 min de lecture · sources arrêtées au 3 septembre 2026

Le budget 2027 sera un budget de paramètres, pas de réforme : ce qu’il coûtera ou rapportera à chacun tient dans quelques seuils et quelques reconductions, tous calculables d’avance. Le seul vrai inconnu est le calendrier.

  1. 2 %C’est l’indexation du barème que l’usage laisse attendre, alignée sur l’inflation prévue. Aucune loi ne l’impose, et le gouvernement n’a rien confirmé : les tranches 2027 restent une hypothèse.
  2. 138 €Ce qu’un barème gelé coûterait, en plus, à un célibataire déclarant 40 000 € de revenu imposable dont le salaire suit les prix. Sans qu’aucun taux n’ait bougé.
  3. 7,3 Md€Le rendement attendu de la surtaxe des grands groupes, créée pour un an en 2025 et déjà reconduite une fois. Le Premier ministre veut l’éteindre, son ministre de l’Économie ne s’y engage pas.
  4. 30 septembreLe dépôt à l’Assemblée. Ce jour-là, le barème réel remplace l’hypothèse, et l’annexe des dépenses fiscales donne les chiffres 2027 des niches.
  5. 70 joursLe délai que la Constitution accorde au Parlement. Passé ce terme, le gouvernement peut agir par ordonnance. Sans loi au 31 décembre, une loi spéciale reconduit les règles de l’année précédente.
  6. 19 février 2026La date de promulgation du budget 2026, après une loi spéciale fin décembre. Le précédent dit ce que « en retard » veut dire concrètement pour le barème et le prélèvement à la source.
Le cadrage

Ce qui est annoncé, et ce que cela veut dire

Six orientations données fin août par le Premier ministre et le ministre de l’Économie. Pour chacune, la phrase prononcée, puis la lecture qu’il faut en faire : une annonce de stabilité fiscale ne dit rien du barème, et une mesure « à l’étude » est une mesure dont le rendement manque encore quelque part.

  1. Aucune hausse d’impôt

    annoncé

    Le Premier ministre exclut toute augmentation d’impôt et tout impôt nouveau. L’effort porte sur la dépense.

    Lecture. Cela ne dit rien du barème de l’impôt sur le revenu : un barème gelé n’est pas une hausse de taux, et c’est pourtant une hausse d’impôt pour tous ceux dont le revenu suit les prix. C’est l’objet du premier chapitre.

  2. Un budget « réversible »

    annoncé

    Le texte est présenté comme un budget de premier semestre, dont les grands choix pourront être défaits après l’élection.

    Lecture. Le PLF 2027 fixe donc surtout des paramètres (barème, seuils, reconductions), pas de réforme. Les grands arbitrages sont renvoyés aux programmes, que la série présidentielle passe au crible.

  3. La surtaxe des grands groupes

    à l’étude

    Le Premier ministre y voit « un très mauvais signal » pour les investisseurs. Le ministre de l’Économie, lui, ne s’engage pas à la supprimer : elle a « permis de boucler le budget cette année ». Environ 300 groupes sont concernés.

    Lecture. Créée pour un an en 2025, reconduite en 2026, elle rapporterait 7,3 Md€ en 2027. Sans elle, il faut trouver le même montant ailleurs. C’est le poste fiscal le plus lourd encore ouvert.

  4. La dépense de l’État sous l’inflation

    annoncé

    Les dépenses de l’État progresseraient moins vite que les prix. Celles des collectivités suivraient l’inflation.

    Lecture. Une progression inférieure à l’inflation est une baisse en volume. L’ampleur dépend du chiffre d’inflation retenu, qui sera connu avec le texte.

  5. Retraites et arrêts maladie

    non tranché

    Une indexation réduite des pensions les plus élevées, une réforme des arrêts maladie et des déremboursements de médicaments jugés peu efficaces sont évoqués.

    Lecture. Ces mesures relèvent du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, déposé en même temps. Elles ne sont pas chiffrées à ce stade.

  6. Un déficit ramené à 4,9 % du PIB

    annoncé

    C’est la cible affichée pour 2027, en ligne avec la trajectoire transmise à Bruxelles.

    Lecture. La cible 2026 était déjà tenue en partie par la surtaxe et par des mesures d’un an. La question de 2027 est celle des recettes qui restent quand les mesures temporaires s’éteignent.

Le dossier

2 chapitres, 11 minutes

Le dossier s’étoffe à mesure que le texte avance : les chapitres sur les mesures elles-mêmes, article par article, s’ajouteront au dépôt. Chaque chapitre se lit indépendamment et porte sa propre date de révision.

  1. Chapitre 16 min · révisé le 3 septembre 2026

    Le barème de l’impôt 2027 : indexé ou gelé

    Les tranches attendues si le barème suit l’inflation, ce qu’un gel coûterait à chaque niveau de revenu, et pourquoi un gel est une hausse d’impôt qui ne dit pas son nom.

  2. Chapitre 25 min · révisé le 3 septembre 2026

    Le calendrier, et ce qui peut dérailler

    Du dépôt du 30 septembre à la promulgation : les dates, les délais que la Constitution impose, et ce qui s’est passé l’an dernier quand ils n’ont pas été tenus.

Le 30 septembre 2026

Ce qui change sur ce site le jour du dépôt

Trois mises à jour sont prévues, dans cet ordre. Tout ce qui est daté d’avant le dépôt reste lisible, avec sa date : une hypothèse corrigée s’affiche à côté de la valeur réelle, elle ne disparaît pas.

  1. 01

    Le barème réel remplace l’hypothèse

    Le chapitre 1 calcule aujourd’hui les tranches depuis une indexation supposée. Au dépôt, le taux voté par le gouvernement prend la place du curseur, et l’écart avec l’hypothèse est affiché, pas effacé.

    Les tranches attendues
  2. 02

    Les niches passent en édition 2027

    L’annexe « Voies et moyens », tome II, est publiée avec le texte. Elle recense chaque dépense fiscale, son coût et ses bénéficiaires : la page des niches sera remise à jour avec ces chiffres le jour même.

    Les niches fiscales
  3. 03

    Les amendements qui reviennent

    La taxe Zucman a été déposée en amendement au budget 2026 et rejetée. La surtaxe des grands groupes, la contribution différentielle sur les hauts revenus et le prélèvement forfaitaire sont les autres articles à suivre en première partie.

    La taxe Zucman
Sources

D’où viennent les dates et les chiffres

Sources arrêtées au 3 septembre 2026. Les tranches 2027 ne viennent d’aucune de ces pages : elles sont calculées depuis le barème en vigueur et un taux d’indexation explicite. Les estimations publiées ailleurs ne sont pas reprises.