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Ligne par Ligne · simulateurÉdition 2026 · France

Le parcours d’un euro de chiffre d’affaires

Réglez les quatre curseurs de votre entreprise. Chaque euro de est suivi jusqu’à sa destination finale : salaires, cotisations, impôts, , consommation. Rien n’est perdu en route, tout est additionné.

Base de simulation
250 k€
Salarié référence
30 k€
/an
Statut
Célibataire
sans enfant · 1 part
Forme société
·
Paramètres

Configurez votre simulation

Cinq leviers, le parcours de l’euro se recalcule en temps réel.

Activité
Chiffre d’affaires
250 k€
annuel HT
Charges hors salaires
25 %
% du CA
% du CA
Réinvestissement
0 %
% du gardé en entreprise
%
Équipe
Salariés
1
Nombre de salariés
sal.
Salaire brut moyen
30 k€
Par salarié, en annuel
€/an
↳ Coût employeur par salarié : 42 600 €/an · 42 %
Parcours

De l’encaissement à la poche

Chaque étape révèle un prélèvement. À gauche, le tuyau qui rétrécit ; à droite, ce qui sort à chaque étape : survolez les bandeaux pour voir où va l’argent.

00
Encaissé
250 k€
100,0 % du CA
Chiffre d’affaires hors taxes.
01
Coût employeur
42,6 k€
17,0 % du CA
Sortie de trésorerie totale pour les 1 salarié. Inclut le brut + les cotisations patronales.
02
Charges de fonctionnement
62,5 k€
25,0 % du CA
Loyer, matières premières, sous-traitance, logiciels, énergie…
03
Bénéfice avant IS
145 k€
58,0 % du CA
Ce que l’entreprise dégage réellement avant impôt sur les sociétés.
IS appliqué à 25 % (simulation simplifiée).
04
Bénéfice net distribuable
109 k€
43,5 % du CA
Disponible pour distribution aux associés.
PFU total 31,4 % = 12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux.
05
Poche actionnaire
74,6 k€
29,8 % du CA
Net d’IS + Flat Tax. Tant que l’argent reste épargné ou investi, il échappe à la TVA.
TVA 20 % appliquée si la poche est consommée.
06
Pouvoir d’achat réel
62,1 k€
24,9 % du CA
Une fois l’actionnaire ayant consommé sa poche en biens taxés à 20 %.
Insight

Sur 250 k€ de chiffre d’affaires, 107 k€ partent en prélèvements, soit 42,7 %.

L’avantage fiscal du (74,6 k€ net d’impôt vs 18,6 k€ pour le salarié) s’évapore dès que l’ consomme : la s’applique partout. La vraie spécificité du dividende, c’est de pouvoir échapper à la TVA tant qu’on épargne ou investit.

Administrations
107 k€
42,7 %
Personnes
80,8 k€
32,3 %
Salariés
18,6 k€
7,5 %
Actionnaires
62,1 k€
24,9 %
Répartition du CAPour 250 k€ encaissés.
100 %

Survolez les sous-segments pour le détail. La récursion fournisseurs (~40 % qui repart en prélèvements via leurs propres cotisations, IS et TVA) n’est pas comptabilisée dans la barre principale.

  • Administrations
    107 k€42,7 %
  • Fournisseurs
    62,5 k€25,0 %
  • Salarié
    18,6 k€7,5 %
  • Actionnaire
    62,1 k€24,9 %
Destinations finales

Où finit vraiment l’argent ?

Trois grandes destinations : les administrations (URSSAF + État), les fournisseurs de l’entreprise, et les personnes physiques (salariés + actionnaire).

Aux administrations

URSSAF + État

94,3 k€
37,7 % du CA

Cotisations sociales, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, prélèvements sociaux sur dividendes, TVA salariée.

  • Cotisations patronalesURSSAF12,6 k€
  • Cotisations salarialesURSSAF6 600 €
  • PFU · prélèvements sociaux18,6 %20,2 k€
  • Impôt sur les sociétésÉtat · 25 %36,2 k€
  • PFU · IR sur dividendeÉtat · 12,8 %13,9 k€
  • IR salariéÉtat1 041 €
  • TVA salarié (poste consommé)État · 20 %3 727 €
Aux fournisseurs

Charges externes

62,5 k€
25,0 % du CA

Postes de fonctionnement payés à des tiers, décomposition sectorielle indicative.

  • Cloud · Serveurs (AWS/GCP)21,9 k€
  • Logiciels · CRM · Outils dev15,6 k€
  • Marketing · Sales digital18,8 k€
  • Comptable · Légal · Autres6 250 €
Aux personnes

Salarié + Actionnaire

93,2 k€
37,3 % du CA

Argent qui finit dans la poche des personnes physiques (salarié + actionnaire), avant consommation.

  • Pouvoir d’achat salariéAprès IR & TVA18,6 k€
  • Poche actionnaireAvant TVA, descend à 62,1 k€ si consommé74,6 k€
Et ensuite ?

Ce que ces prélèvements achètent

Tout ce qui précède mesure ce qui part. Un taux de prélèvement ne dit pourtant rien tant qu’on ignore ce qu’il finance : aucun impôt sur une île déserte serait une aubaine, et un impôt très lourd sur un pays qui vous loge, vous soigne et vous paie une pension serait peut-être un bon prix. La question « est-ce cher ? » n’a de réponse qu’avec les deux colonnes.

Voici donc la seconde. En 2024, les administrations françaises ont dépensé 1 672 Md€, soit 57 % de la richesse produite dans l’année, répartis comme suit.

  • Protection sociale

    693 Md€41,5 %44,3 k€

    Pensions de retraite et de réversion pour l’essentiel, puis famille, chômage, invalidité, logement et minima sociaux. La santé au sens médical n’est pas ici, elle a sa propre ligne.

  • Santé

    261 Md€15,6 %16,7 k€

    Hôpital, médecine de ville, médicaments, dispositifs médicaux, prévention. La Sécurité sociale finance 78,7 % de la consommation de soins, le reste se partage entre complémentaires et reste à charge.

  • Services publics généraux

    181 Md€10,8 %11,6 k€

    Administration générale, affaires étrangères, aide au développement, et la charge de la dette pour 58,9 Md€, soit un tiers de la ligne.

  • Affaires économiques

    166 Md€9,9 %10,6 k€

    Transports en premier lieu, puis soutien à l’emploi, à l’agriculture, à l’énergie, à la recherche appliquée et aux entreprises.

  • Enseignement

    149 Md€8,9 %9 518 €

    De la maternelle au doctorat, personnels et bâtiments compris. La dépense intérieure d’éducation, périmètre plus large, atteint 197,1 Md€, soit 6,8 % du produit intérieur brut.

  • Défense

    54 Md€3,2 %3 449 €

    Forces armées, équipement, dissuasion, opérations extérieures. C’est le type même du service que personne ne consomme individuellement.

  • Ordre et sécurité

    52 Md€3,1 %3 322 €

    Police, gendarmerie, justice, administration pénitentiaire, sécurité civile.

  • Loisirs, culture et culte

    43 Md€2,6 %2 747 €

    Équipements sportifs, bibliothèques, musées, spectacle vivant, audiovisuel public.

  • Logement et équipements collectifs

    42 Md€2,5 %2 683 €

    Politique du logement, urbanisme, eau, éclairage public, voirie de proximité.

  • Protection de l’environnement

    30 Md€1,8 %1 916 €

    Déchets, assainissement, lutte contre les pollutions, biodiversité.

Comment lire la troisième colonne

Elle applique la structure de la dépense publique aux 107 k€ prélevés dans votre simulation. C’est une règle de trois, pas une affectation : aucun euro d’impôt n’est fléché vers une dépense, et la Sécurité sociale a ses propres recettes. Ce que cette colonne montre, c’est l’ordre de grandeur de ce que la collectivité achète avec une somme de cette taille, pas ce que votre entreprise aurait financé. Total vérifié : 1 671 Md€. Insee, dépenses publiques par fonction, 2024

Ce que cela fait par personne

Ces trois montants sont publiés tels quels par la statistique publique. Nous ne calculons pas de « dépense publique par habitant » : personne ne l’édite, et un ratio maison ne serait vérifiable nulle part.

  • 13 650 €de prestations sociales par habitantToutes prestations confondues, dont 6 250 € au titre de la vieillesse et de la survie. Drees, comptes de la protection sociale, données 2024.Source
  • 2 956 €de soins financés par la puissance publique, par habitantSur 3 723 € de soins consommés par habitant. L’écart se partage entre complémentaires, 475 €, et reste à charge, 292 €. Drees, comptes de la santé, données 2024.Source
  • 11 660 €par an et par élève du second degréContre 9 080 € dans le premier degré et 13 300 € par étudiant. Ministère de l’Éducation nationale, DEPP, L’état de l’École 2025, données 2024 provisoires.Source

Et ce que cela déplace

La dépense publique ne se contente pas d’acheter des services, elle change qui a quoi. En 2024, les 10 % les plus aisés avaient un niveau de vie 21,1 fois supérieur à celui des 10 % les plus modestes avant impôts et prestations, et 6,2 fois après. Ce seul écart, de 21,1 à 6,2, est ce que la fiscalité fait de plus visible, et il ne compte que les transferts en argent.

En y ajoutant les services publics, santé et école comprises, l’Insee établit que 57 % des personnes reçoivent plus qu’elles ne versent. Le chiffre porte sur 2019, dernier millésime publié sur ce champ, et il se lit avec sa limite : il décrit une année, pas une vie.

Ce que cette section ne démontre pas

Trois limites, énoncées par l’Insee lui-même plutôt que par nous.

  • Une partie de cette dépense n’est attribuable à personne

    La consommation collective effective correspond aux biens et services publics pour lesquels on ne peut pas attribuer le bénéfice à un ou des ménages en particulier. Elle profite à la collectivité dans son ensemble ou à de larges pans de la société (défense, police, justice, équipements collectifs, réglementation, etc.).
    Insee Analyses n° 88, septembre 2023
  • Toute attribution repose sur une convention, pas sur une mesure

    Les dépenses de consommation collective d’attribution nationale comme la défense, les affaires étrangères et la fonction publique de l’État des administrations générales sont distribuées forfaitairement ; d’autres hypothèses, par exemple en fonction du revenu ou du patrimoine, pourraient être posées.
    Insee Analyses n° 88, septembre 2023
  • Un solde instantané n’est pas un solde de vie

    La redistribution élargie améliore le niveau de vie de 90 % des individus appartenant à un ménage dont la personne de référence est âgée de 65 ans ou plus. Parmi les 50-59 ans, près de 70 % des individus sont à l’inverse contributeurs nets à la redistribution élargie.
    Insee Analyses n° 88, septembre 2023
Détails

Comprendre chaque prélèvement

Six taxes principales rythment le parcours de l’argent.

01/06Direct
≈ 42 %

Cotisations patronales

Payées par l’employeur en plus du salaire brut. Financent maladie, retraite, chômage, allocations familiales, accidents du travail.

Source : URSSAF (nouvel onglet) · barème 2026

03/06Direct
0 → 45 %

Impôt sur le revenu

Barème progressif par tranches (0/11/30/41/45 %). Pour 30 k€ brut célibataire, taux effectif ≈ 5 %.

Art. 197 CGI (nouvel onglet)

04/06Direct
15 / 25 %

Impôt sur les sociétés

15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice (PME), 25 % au-delà. Prélevé avant toute distribution aux associés.

Art. 219 CGI (nouvel onglet)

05/06Capital
31,4 %

Flat Tax (PFU)

Prélèvement Forfaitaire Unique sur dividendes : 12,8 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité et contributions additionnelles).

Art. 200 A CGI (nouvel onglet)

06/06Indirect
20 %

TVA

Taxe sur la valeur ajoutée payée à chaque achat. Taux normal 20 %, réduit 10 % (resto), 5,5 % (alimentaire, livres), 2,1 % (médicaments).

Art. 278 CGI (nouvel onglet)

Le contradictoire

Ce que ce simulateur ne démontre pas

Cinq objections sérieuses peuvent être opposées au chiffre affiché plus haut. Les voici, chiffrées sur votre propre scénario. Aucune ne sera retirée, et deux d’entre elles jouent contre le confort de ce site.

  • Le dénominateur est le chiffre d’affaires, pas la valeur ajoutée

    56,9 %sur la valeur ajoutée

    Ce que l’entreprise crée vraiment, ce n’est pas ce qu’elle facture, c’est ce qu’elle facture moins ce qu’elle achète pour le produire. Retranchez les 62,5 k€ de charges externes, et le même prélèvement se rapporte à 188 k€ au lieu de 250 k€. Le taux ne baisse pas, il monte. Nous gardons le chiffre d’affaires parce que c’est le montant que l’entreprise voit arriver sur son compte, et parce qu’il est vérifiable sans comptabilité analytique.

  • Une part de ce total n’est pas prélevée sur l’entreprise

    36,2 %sans la TVA de consommation

    La TVA comptée ici, 16,2 k€, ne frappe pas l’activité : elle frappe la dépense que le salarié et l’actionnaire font ensuite, sur un revenu déjà imposé. C’est un choix de périmètre défendable, puisqu’il mesure ce qui reste réellement en pouvoir d’achat, mais il gonfle le taux d’autant. Nous appliquons de plus le taux normal à la totalité de cette consommation, alors qu’un panier réel comporte du loyer exonéré, de l’alimentaire et des transports à taux réduit. Cette seconde approximation joue, elle aussi, à la hausse.

  • Le scénario suppose que le bénéfice sort de la société

    24,1 %si tout est réinvesti

    C’est l’hypothèse la plus lourde du modèle, et elle pèse plus que toutes les autres réunies. Un bénéfice laissé en société ne supporte que l’impôt sur les sociétés : ni flat tax, ni TVA, puisque personne ne le dépense. Le curseur de réinvestissement est à votre disposition plus haut, et son effet est visible immédiatement. Ce que le taux le plus élevé mesure, c’est le prix d’un euro qui va jusqu’à la poche, pas le prix de l’activité.

  • C’est un cas construit, pas un contribuable moyen

    250 k€de chiffre d’affaires simulé

    Célibataire à une part, impôt sur les sociétés à taux unique alors que le droit prévoit un taux réduit sous 42 500 € de bénéfice, pas de réduction générale sur les bas salaires, pas de crédits d’impôt, pas de quotient familial. Chacune de ces simplifications rend la cascade lisible et pousse le résultat vers le haut, de quelques dixièmes de point chacune. Surtout, ce cas est celui d’un dirigeant actionnaire, quand le contribuable français ordinaire est un salarié : les chiffres de cette page décrivent une situation, pas la France.

  • Un taux de prélèvement ne dit rien de ce qu’il achète

    42,7 %prélevés, et ensuite ?

    Ce simulateur mesure ce qui part. Ce qui revient ne se compare pas ligne à ligne : une cotisation retraite ouvre un droit personnel, un impôt finance un service collectif dont personne ne connaît sa part exacte. Savoir que 42,7 % du chiffre d’affaires partent en prélèvements ne dit donc pas si c’est cher, cela dépend de ce que l’école, l’hôpital, les pensions et la police coûteraient autrement. La section « Ce que ces prélèvements achètent », plus haut, donne la seconde colonne, avec les limites que l’Insee lui reconnaît.