Ce dossier ne se termine pas comme les autres. Sur la plupart des programmes, la mesure d’affiche promet plus qu’elle ne peut produire. Ici, non. Les 15 Md€ annoncés sur les plus grandes transmissions sont calibrés sur une note du Conseil d’analyse économique, et près des deux tiers du montant s’appuient sur des évaluations publiques existantes. Nous n’avons pas trouvé d’erreur d’arithmétique dans le numérateur.
Le problème est de l’autre côté de la division. La transition écologique coûte entre 25 Md€ et 52 Md€ de dépenses publiques supplémentaires par an en 2030, et elle érode en même temps la recette qui la finance aujourd’hui. Le paquet couvre donc entre 28,8 % et 60,0 % du besoin. Le reste retombe sur la seule assiette assez large pour le porter, et c’est la plus régressive du système fiscal français.
20 min de lecture · sources arrêtées au 28 août 2026
Les deux seuils du paquet sont ceux d’une note du Conseil d’analyse économique, et 52,0 % du total annoncé se retrouvent dans un chiffrage institutionnel publié. Ce paquet couvre 28,8 % à 60,0 % du besoin qu’il désigne, et le solde retombe sur la fiscalité de l’énergie, qui prend 3,9 % du revenu aux 20 % les plus modestes contre 1,1 % aux 20 % les plus aisés.
Le dossier suit la même trame que les autres analyses de la série, et c’est ce qui les rend comparables : ce que le programme propose, sur qui cela retombe, ce que l’analyse ne démontre pas. Chaque chapitre se lit indépendamment.
Le programme dans ses propres mots, le statut exact d’une candidature que l’abandon de la primaire unitaire a laissée en suspens, puis la reconstitution ligne par ligne des recettes annoncées. Sur ce dossier, elles se retrouvent.
La transition a deux factures et non une : le supplément de dépenses publiques qu’elle appelle, et la recette qu’elle détruit en réussissant. Puis l’assiette sur laquelle le solde retombe, et ce qu’elle prend à chacun.
Ce que les comportements font aux rendements annoncés, l’évaluation de la Cour des comptes qui donne raison au programme sur le pacte Dutreil, ce que cette analyse ne démontre pas, et les sources.