La critique habituelle est mauvaise. On reproche souvent au programme de ne pas dire d’où vient l’argent. C’est faux. Le groupe publie chaque automne un contre-budget chiffré au million près, et celui du 23 octobre 2025 s’équilibre : 88,3 Md€ d’un côté, 52,7 Md€ de l’autre. L’addition tombe juste.
Le problème est ailleurs, et il est plus sérieux : les deux colonnes ne sont pas de même nature. À gauche, des baisses qui portent sur les assiettes les plus larges du pays, toute la consommation d’énergie, tous les impôts de production. Elles sont certaines, immédiates et mécaniques. À droite, des recettes assises sur des assiettes étroites, mobiles, ou qui n’existent pas encore. Cette page reconstitue le partage, ligne par ligne, avec les chiffres du parti.
28 min de lecture · sources arrêtées au 28 août 2026
Le contre-budget est chiffré au million près et il s’équilibre. Les recettes nouvelles couvrent 68,9 % des baisses de prélèvements annoncées, et 27,1 % de ces recettes tiennent à une seule mesure. Le solde, 21 Md€, doit venir de la dépense publique.
Le dossier suit la même trame que les autres analyses de la série, et c’est ce qui les rend comparables : ce que le programme propose, sur qui cela retombe, ce que l’analyse ne démontre pas. Chaque chapitre se lit indépendamment.
Le contre-budget dans ses propres chiffres, la nature des deux colonnes qu’il met face à face, et la mesure d’affiche du programme : la TVA sur l’énergie.
Ce que contiennent vraiment les recettes annoncées, pourquoi le diagnostic sur la fiscalité de l’énergie est juste, et ce qui reste affiché une fois les chiffrages retirés.
Où retombe le solde quand une recette manque, ce que cette analyse ne démontre pas, et les sources mobilisées.