La critique habituelle est mauvaise. On reproche souvent à ce programme de promettre des économies sans dire où il coupe. C’est faux, et il faut lui reconnaître cette franchise : il l’écrit noir sur blanc. « L’effort devra d’abord porter sur la dépense sociale », deux tiers du total. Le poste est nommé.
Le problème est ailleurs, et il est le même que dans le dossier précédent de cette série : l’affiche et le tableur ne parlent pas de la même population. L’affiche dit « 100 000 postes de fonctionnaires », soit 12 Md€ avec l’assurance chômage. Le tableur, lui, mobilise la masse la plus large de la dépense publique, les 771 Md€ de protection sociale, c’est-à-dire les retraites, la santé et les allocations. Cette page reconstitue le partage, ligne par ligne.
36 min de lecture · sources arrêtées au 28 août 2026
Le candidat flèche lui-même 66,7 % de son effort vers la dépense sociale. Rapporté aux 771 Md€ de prestations, cela revient à en retrancher 10,4 % à 13,0 %, un ordre de grandeur que le programme ne publie pas.
Le dossier suit la même trame que les autres analyses de la série, et c’est ce qui les rend comparables : ce que le programme propose, sur qui cela retombe, ce que l’analyse ne démontre pas. Chaque chapitre se lit indépendamment.
Ce que le candidat propose, dans ses propres mots, puis ce que pèsent réellement les mesures qui portent un montant. Et l’autre moitié de l’équation, les baisses d’impôts promises en parallèle.
Cent mille postes d’un côté, des dizaines de millions d’allocataires de l’autre. D’où vient réellement le déficit depuis 2017, et pourquoi la masse visée n’est pas pilotable par décret.
Le test grandeur nature du budget 2025, le gisement des niches fiscales que le programme ne nomme pas, ce que cette analyse ne démontre pas, et les sources.