La critique habituelle est mauvaise. On reproche souvent à ce type de programme de vouloir couper à l’aveugle. C’est faux : les lignes existent, elles sont datées, et plusieurs sont chiffrées par le candidat lui-même. Assurance chômage, compte social unique, temps de travail des agents publics, non-remplacements. Le tableur est là.
Le problème est ailleurs, et il est le miroir exact de celui du programme de La France insoumise : l’affiche et le tableur ne parlent pas de la même population. L’affiche dit « gaspillage, fraude, immigration, doublons ». Le tableur, lui, porte sur les chômeurs indemnisés, les allocataires de minima sociaux, les retraités et les agents publics. Cette page reconstitue le partage, ligne par ligne.
23 min de lecture · sources arrêtées au 28 août 2026
Le plan est daté et plusieurs de ses lignes portent un montant publié par le candidat. Dans la partie du plan qui porte une ligne, les quatre catégories de l’affiche pèsent 33,7 % : le reste porte sur l’assurance chômage, les minima sociaux, l’âge de la retraite et la masse salariale publique.
Le dossier suit la même trame que les autres analyses de la série, et c’est ce qui les rend comparables : ce que le programme propose, sur qui cela retombe, ce que l’analyse ne démontre pas. Chaque chapitre se lit indépendamment.
Le programme dans ses propres mots, annonce par annonce, puis ce que pèsent réellement les quatre catégories que la campagne met en avant. Et la soustraction que personne ne fait en public : les baisses de prélèvements promises en parallèle.
Ce que les économies chiffrées représentent par allocataire indemnisé et par agent public, la carte de la dépense où il faut bien aller les chercher, et ce que donnerait la suppression intégrale de tout ce que le candidat ne préserve pas.
Ce que devient une économie annoncée une fois vérifiée par le Sénat, les effets que le calcul à comportement constant laisse de côté, ce que cette analyse ne démontre pas, et les sources.